Prison sans barreaux (1938) de Léonide Moguy : la maison de correction devient une maison d'éducation surveillée

Hédy Sellami



Film français.

Prison sans barreaux (1938) de Léonide Moguy : la maison de correction devient une maison d'éducation surveillée


CPLF, La Compagnie Parisienne de Location de Films

Compagnie Internationale de Productions Artistiques, CIPRA

Scénario de H. Wilhelm, d'après une idée de Gina Kaus, Otto et Edgar Eis (?)

Dialogues : Henri Jeanson

Conseiller technique : Alexis Danan

Musique : Will Grosz

Adaptation et découpage : Léonide Moguy et H. Wilhelm

Assistant metteur en scène : Jacques Rémy

Chef-opérateur : Christian Matras

Opérateur : Claude Renoir

Assistant opérateur : E. Bourreaud

Lyrics de Roger Fernay

Décors de Vakevitch, exécutés par Colasson

Ingénieur du son : Sivel

Photo : M. Pecqueux

Montage : Boris Levin

Enregistré sur Western Electric

Tourné aux Studios Nicéa - Film à Saint-Laurent-du-Var



Annie Ducaux est Yvonne, la nouvelle directrice
Corinne Luchaire est Nelly
Ginette Leclerc est Renée
Gisèle Préville est Alice
Roger Duchesne est Guy, le médecin
Maximilienne est madame Appel
Marthe Mellot est madame Renard
Madeleine Suffel est la domestique
Marguerite Pierry est l'assistante de la directrice
Alice Cortot


L'action se déroule dans la France contemporaine du film.

Madame Appel dirige d'une main de fer une maison de correction privée reconnue d'utilité publique, pour mineures.
Ce ne sont que coups, brimades, enfermement au cachot, mauvaise nourriture, travaux trop difficiles pour les demoiselles, et même des décès dont la statistique est truquée ...

Arrive une nouvelle directrice, Yvonne.
Elle a été nommée parce que Guy, le médecin attaché à l'établissement, n'a cessé d'envoyer des rapports critiques sur la manière dont madame Appel conçoit sa mission, Guy étant d'ailleurs fiancé à Yvonne, sans que personne ne le sache.

Madame Appel vit très mal d'être supplantée par Yvonne, dont les conceptions diffèrent radicalement des siennes.
Madame Appel considère avoir affaire à des filles perdues, irrécupérables, foncièrement mauvaises. Pour elle, ce sont des détenues, des prisonnières.
Yvonne les considère plus comme des victimes qu'il faut aider à s'en sortir, qu'il faut éduquer.
Au grand dam de madame Appel, Yvonne se prévaut des nouvelles instructions données par le ministère de la Justice.

Yvonne fait améliorer la nourriture.
Elle reçoit toutes les jeunes filles qui ont des griefs à formuler, et Dieu sait qu'elle en apprend sur les méthodes de l'établissement …

Mais, voici que l'on ramène une certaine Nelly, qui s'était, une fois de plus, échappée.
Nelly affirme avoir été injustement enfermée, alors que son beau-père tentait d'abuser d'elle. Yvonne la croit.

Yvonne tente une expérience, contre l'avis de madame Appel : elle demande à Nelly d'amener une lettre chez Guy, donc en dehors de l'établissement. Elle fait le pari que Nelly n'en profitera pas pour s'évader à nouveau, et reviendra. Effectivement, le soir, Nelly est de retour.

Forte de cette réussite, Yvonne peut mettre en œuvre le grand changement.
La maison de correction devient une maison d'éducation surveillée de la République française (notre extrait).

Yvonne se donne à plein pour son travail.
Elle manque plusieurs rendez-vous amoureux dont elle avait convenu avec Guy.
Ce dernier ébauche une histoire sentimentale avec Nelly, qui travaille à l'infirmerie.
Un soir, même, ils s'embrassent.
Alors que, plus tard, Guy demande à Nelly d'oublier ce moment d'égarement, une pensionnaire, Renée, les voit dans une attitude équivoque. Elle exerce un chantage sur Nelly : soit celle-ci la laisse prendre des cigarettes et de l'alcool dans l'infirmerie, soit elle dira à tout le monde que Nelly et le médecin entretiennent une relation. Nelly cède au chantage, parce que, ayant compris qu'Yvonne aime Guy, elle ne veut pas la chagriner.

Du reste, Guy part pour les Indes françaises, où il était question qu'Yvonne le rejoigne, acte qu'elle a toujours retardé, ne pouvant se résoudre à abandonner sa mission.

Un soir, ivre, Renée provoque une véritable émeute.
La direction comprend que Nelly a laissé Renée se servir dans l'infirmerie. On lui demande de s'expliquer, mais elle ne peut pas dire la vérité. Renée finit par avouer qu'elle exerçait un chantage, et hurle que Nelly et le médecin entretiennent une relation.
Nelly explique tout à Yvonne, lui révélant, au passage, que Guy lui a demandé de le rejoindre aux Indes quand elle serait libre. La directrice, qui devait donner un avis favorable à la sortie de Nelly, maintient cet avis.
Nelly quitte donc la maison d'éducation surveillée, et Yvonne déclare qu'au fond, c'est elle, la directrice, qui est la vraie prisonnière.




Annie Ducaux est Yvonne
Prison sans barreaux (1938) de Léonide Moguy : la maison de correction devient une maison d'éducation surveillée

Prison sans barreaux (1938) de Léonide Moguy : la maison de correction devient une maison d'éducation surveillée

Corinne Luchaire est Nelly
Prison sans barreaux (1938) de Léonide Moguy : la maison de correction devient une maison d'éducation surveillée

Prison sans barreaux (1938) de Léonide Moguy : la maison de correction devient une maison d'éducation surveillée

Annie Ducaux et Maximilienne

Roger Duchesne est le médecin
Prison sans barreaux (1938) de Léonide Moguy : la maison de correction devient une maison d'éducation surveillée

Corinne Luchaire et Roger Duchesne
Prison sans barreaux (1938) de Léonide Moguy : la maison de correction devient une maison d'éducation surveillée

Annie Ducaux et Marguerite Pierry
Prison sans barreaux (1938) de Léonide Moguy : la maison de correction devient une maison d'éducation surveillée

Ginette Leclerc est Renée

Prison sans barreaux (1938) de Léonide Moguy : la maison de correction devient une maison d'éducation surveillée

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